Souris et mulots : une présence rarement anodine
Souris et mulots sont souvent repérés tard, car ils sortent surtout la nuit et laissent des indices discrets au départ (petits bruits, traces, crottes, emballages grignotés). Leur capacité à passer par de très petites ouvertures leur permet d’accéder aux cuisines, celliers, caves, faux plafonds ou zones de stockage, y compris dans des bâtiments bien entretenus.
Leur présence pose d’abord un enjeu d’hygiène : ils peuvent souiller les surfaces et contaminer des denrées alimentaires par leurs déjections ou leurs passages. Dans les activités sensibles (restauration, métiers de bouche, commerces alimentaires, hébergement), cela devient rapidement un risque opérationnel et d’image, avec des exigences d’hygiène plus strictes.
À cela s’ajoutent des dégâts matériels : comme tous les rongeurs, ils grignotent pour user leurs dents et peuvent détériorer isolants, cartons, réserves, voire certains éléments techniques. Enfin, lorsqu’un couple s’installe, la reproduction et les déplacements entre zones abritées et sources de nourriture peuvent faire monter l’infestation progressivement, rendant le problème plus complexe si l’on attend trop.