Pourquoi les cloportes s’installent dans les bâtiments

Les cloportes recherchent avant tout des endroits frais, sombres et humides. On les retrouve sous les objets stockés au sol, près des joints de maçonnerie, des seuils, des soupiraux, ou dans les recoins où l’air circule peu. À l’extérieur, ils se concentrent sous les pots, les dalles, le bois, les feuilles mortes et tout ce qui retient l’humidité.

Quand ces conditions sont réunies, ils peuvent devenir très visibles : regroupements dans un angle, passages répétés le long des murs, présence au petit matin ou après un épisode pluvieux. Dans une habitation comme dans un local professionnel, cette apparition répétée donne une impression d’insalubrité et perturbe l’usage normal des zones concernées (circulation, stockage, entretien).

Au-delà de la gêne, la présence de cloportes traduit souvent un déséquilibre du milieu : humidité persistante, accumulation de matières organiques, défaut d’étanchéité ou zones toujours mouillées. Autrement dit, ce n’est pas seulement “un insecte de plus” : c’est un indicateur qu’un environnement propice s’est installé, et qu’il peut attirer d’autres nuisibles associés aux mêmes conditions.

Cloportes : les types les plus traités en France

  • Cloporte commun (Armadillidium vulgare)

    On le reconnaît car il peut se mettre en boule. Il vit dehors sous pierres, pots, bois et remonte dans les habitations quand il fait humide ou après de fortes pluies. Nuisances : intrusion en nombre, individus retrouvés morts au sol, gêne dans salles d’eau/caves. Dangerosité très faible (inoffensif), mais indique souvent humidité + accès (bas de porte, fissures).

  • Cloporte des caves / cloporte rugueux (Porcellio scaber)

    Plus “plat” et rugueux, il affectionne caves, vides sanitaires, garages et zones très humides. Il se nourrit de matières organiques en décomposition, mais peut envahir si la source d’humidité et les cachettes sont présentes. Dangerosité très faible, nuisance modérée : surtout invasion et salissures, avec risque de récidive tant que ventilation/drainage ne sont pas corrigés.

  • Cloporte des murs / cloporte rapide (Oniscus asellus)

    Souvent observé près des murs extérieurs, soupiraux et joints dégradés, il se faufile facilement dans les logements en rez-de-chaussée. Nuisances : passages répétés, présence derrière plinthes et objets stockés, sensation d’infestation “permanente”. Dangerosité très faible, nuisance modérée à élevée : le traitement efficace repose surtout sur assèchement + étanchéité (joints, seuils, aérations).

Les risques et nuisances liés aux cloportes

  • Risques pour la santé et la sécurité

    Les cloportes ne piquent pas, mais leur présence en intérieur signale souvent humidité, infiltrations ou sous-sols trop humides. Cela peut favoriser moisissures et dégrader l’air intérieur, avec gêne respiratoire chez les sensibles. Ils peuvent aussi contaminer légèrement des surfaces en se déplaçant dans des zones souillées.

  • Risques pour l’hygiène et la qualité alimentaire

    Attirés par l’humidité et les matières organiques, ils peuvent se retrouver dans cuisines, réserves, locaux poubelles et zones de stockage au sol. Même s’ils ne sont pas des “ravageurs” majeurs, des cloportes visibles dans une réserve dégradent l’hygiène perçue, peuvent souiller des emballages humides et entraîner déclassement ou rebut.

  • Dommages aux locaux et aux équipements

    Un afflux de cloportes révèle presque toujours un problème d’humidité : remontées capillaires, fuite, joint défectueux, drainage insuffisant. Sans correction, l’humidité abîme plâtres, peintures, plinthes et boiseries, favorise décollements et moisissures. Le cloporte est donc souvent un symptôme d’un bâti qui se dégrade.

  • Pertes d’activité et impacts opérationnels

    Particuliers : dépenses de déshumidification, réparation de fuites, travaux de ventilation et traitements ponctuels. Professionnels (caves, rez-de-chaussée, locaux techniques) : nettoyages répétés, assainissement, indisponibilité de zones de stockage et surcoûts de maintenance. Tant que l’humidité persiste, le problème revient.

  • Enjeux de conformité et de responsabilité

    En location/copropriété, la cause (infiltration, ventilation, défaut d’étanchéité) peut générer litiges entre occupant, bailleur et syndic. Dans les ERP et locaux alimentaires, la présence d’arthropodes liés à l’humidité peut entraîner remarques en audit hygiène et exigences de corrections (assainissement, colmatage, nettoyage), avec traçabilité des actions.

  • Nuisances, inconfort et atteinte à l’image

    Voir des cloportes dans la salle de bain, la cave ou la cuisine crée une impression immédiate d’insalubrité, même s’ils sont peu dangereux. Pour un hôtel, un restaurant ou une copropriété, cela déclenche plaintes et avis négatifs. À la maison, c’est anxiogène et on évite certaines pièces, surtout le soir.

  • Perturbations du quotidien et du cadre de vie

    En immeuble ou entreprise, la présence récurrente de cloportes alimente tensions (“mauvais entretien”, “problème d’humidité”), surtout si plusieurs logements/locaux sont touchés. Les occupants se renvoient la responsabilité et les plaintes s’accumulent. Un diagnostic clair (source d’humidité + points d’entrée) aide à calmer les conflits.

  • Impacts environnementaux

    Les cloportes jouent un rôle utile dehors (décomposeurs de matière organique). En intérieur, l’objectif est surtout de corriger l’humidité plutôt que de surutiliser des insecticides. Une approche raisonnée (drainage, ventilation, colmatage, suppression des abris humides) limite l’impact environnemental et évite de tuer inutilement une faune utile au jardin.

  • Propagation du problème et aggravation des dégâts

    Si l’humidité et les abris persistent (tas de bois contre mur, paillis collé à la façade, fissures, soupiraux), les cloportes reviennent et peuvent envahir plusieurs pièces, surtout en saison humide. Sans traitement de la cause, on ne fait que déplacer le problème. Plus on attend, plus les dégâts d’humidité s’installent.

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Questions fréquentes autour des cloportes

  • Comment reconnaître une présence de cloportes dans un bâtiment

    Des petits crustacés visibles près des plinthes, en cave et dans les zones humides ou sous des objets posés au sol font souvent penser à la présence de cloportes, surtout dans les caves, rez-de-chaussée et salles d'eau. ➡️ Découvrir la réponse complète

  • Cloportes : quelles nuisances et que révèlent-ils dans un logement

    Les cloportes provoquent surtout une gêne de confort et le signal d'un problème d'humidité ou d'environnement favorable. ➡️ Découvrir la réponse complète

  • Comment se débarrasser des cloportes durablement

    Pour traiter les cloportes, il faut d'abord traiter l'humidité, localiser les entrées et corriger les zones trop humides du logement ou du local. ➡️ Découvrir la réponse complète

  • Prévenir le retour des cloportes : les bons réflexes

    Pour éviter le retour de cloportes, il faut surtout mieux ventiler, limiter l'humidité et surveiller les zones en contact avec l'extérieur. ➡️ Découvrir la réponse complète

  • Traitement des cloportes : prix, délai et intervention

    Le coût d'une désinsectisation contre les cloportes dépend surtout de l'ampleur de la présence, le nombre de zones humides et les corrections d'environnement à prévoir. ➡️ Découvrir la réponse complète

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